Saint-Tropez, FranceStarus / CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
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Saint-Tropez

Un village de pêcheurs qui a appris à se cacher au grand jour.

Les secrets de Saint-Tropez

Saint-Tropez, comme personne ne le raconte.

Pas les cartes postales. Les histoires que même les habitants ignorent — soufflées à l'oreille, là où elles se sont passées.

3 secrets ci-dessous. Bien d'autres t'attendent dans le tour.
Le quai du port

Bien avant les yachts, un corps s'est échoué sur ce rivage dans une barque gardée par un coq et un chien. La ville a pris le nom du mort.

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Le vieux port, mi-septembre

En 1615, ce port a vu des visages que personne en France n'avait jamais vus. Ils ne sont restés que quelques jours, poussés là par le mauvais temps.

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Musée de l'Annonciade, une chapelle désaffectée

Un peintre a fait entrer son yacht dans cette baie en 1892, cherchant où jeter l'ancre. La lumière l'a arrêté. Il n'est jamais vraiment reparti.

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Le tour complet

Découvrez tous les secrets de Saint-Tropez

Chaque adresse, chaque révélation en entier — dans ton oreille, là où elle s'est passée.

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Tu choisis tes lieux. Tu marches. La voix te révèle ce que les autres ignorent.

Saint-Tropez — a group of buildings next to a body of water
Photo: Marian Baciu / Unsplash
Saint-Tropez — aerial view of city near body of water during daytime
Photo: bapt / Unsplash
Saint-Tropez — green trees near body of water under blue sky during daytime
Photo: Michael Kroul / Unsplash
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À propos de Saint-Tropez

L'histoire de Saint-Tropez

La plupart des gens arrivent à Saint-Tropez en croyant déjà tout savoir : les yachts serrés le long du quai, un nom devenu synonyme d'argent. Cette ville-là existe, et elle tient sur peut-être trois cents mètres de front de mer en juillet. Reculez d'une rue et vous trouvez quelque chose de plus ancien et de plus calme — un village de pêcheurs présent ici depuis le XVe siècle, avec ses ruelles pavées qui montent vers un fort sur la colline, une place où l'on joue encore aux boules sous des platanes centenaires, et une chapelle pleine de tableaux qui ont infléchi le cours de l'art moderne.

Tout l'art de Saint-Tropez tient au moment et à la direction. Tournez le dos au port. Montez. Plus vous vous éloignez des bateaux, plus le lieu se livre : façades ocre, marché vivant, un littoral où l'on marche des heures sans entendre autre chose que la mer contre la roche.

Histoire

Saint-Tropez doit son nom à Torpès de Pise, un officier romain décapité sous Néron vers 65 apr. J.-C. La légende veut que son corps, jeté à la dérive dans une barque avec un coq et un chien, se soit échoué sur ce rivage, où le village a fait sien son nom. La ville romaine s'est effacée ; la ville moderne a été pour ainsi dire refondée à la fin du XVe siècle, rebâtie et fortifiée contre les pirates barbaresques qui ravageaient la côte. En 1558, les habitants formèrent leur propre milice — à l'origine des Bravades, la procession à la poudre et au mousquet encore célébrée chaque mois de mai.

Quatre siècles durant, les Tropéziens ont pris la mer. Dès les années 1500 ils commerçaient en Méditerranée orientale ; au XIXe siècle, leurs marins naviguaient sur tous les océans. La ville a donné l'amiral Bailli de Suffren (1729-1788), dont la statue veille sur le port. En septembre 1615, une ambassade japonaise menée par le samouraï Hasekura Tsunenaga fut poussée ici par le mauvais temps — premier contact attesté entre la France et le Japon.

La réinvention moderne n'est pas née des vedettes mais des peintres. Paul Signac y aborda en 1892, fut saisi par la lumière, et entraîna Matisse, Bonnard et Marquet dans le Midi. Le 15 août 1944, Saint-Tropez devint la première ville libérée de sa côte lors de l'opération Dragoon. Puis, en 1956, Brigitte Bardot traversa Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, et le village de pêcheurs devint une légende avec laquelle il compose depuis.

À voir

La Ponche — le quartier de pêcheurs d'origine, juste à l'est du port, sous la Citadelle. Son nom vient du provençal la pouncho, « la pointe ». Ruelles étroites, maisons aux teintes vives, la petite plage des pêcheurs où Bardot tourna des scènes.

La Citadelle et le Musée d'histoire maritime — la forteresse du XVIIe siècle sur la colline, son donjon hexagonal bâti entre 1602 et 1608. Le musée maritime y raconte les marins tropéziens, les négociants et le débarquement de 1944, et les remparts offrent la plus belle vue d'ensemble sur la baie.

Musée de l'Annonciade — une chapelle du XVIe siècle près du port, abritant des œuvres pointillistes, nabis et fauves de Signac, Seurat, Cross, Matisse et d'autres, en grande partie issues du don de Georges Grammont en 1955.

Place des Lices — le cœur de la vie locale : marché les mardis et samedis matin, pétanque sous les platanes, et le café où se retrouvaient autrefois les artistes.

Le Sentier du Littoral — le chemin côtier jadis arpenté par les douaniers. Depuis le port, on peut marcher des heures vers les plages de la presqu'île jusqu'au Cap Camarat, dont le phare de 1838 est le deuxième plus haut de France.

Quand venir

De mai à début juin et en septembre : c'est le bon créneau — mer chaude, belle lumière, ville qui respire normalement. Si vous venez à la mi-mai, Les Bravades (16-18 mai) emplissent les rues de mousquetaires en costume tirant à blanc en l'honneur du saint patron — bruyant, local, à mille lieues de la jet-set.

Juillet et août, c'est le mythe du port qui prend corps : foule et prix au maximum, et un trafic qui peut transformer un court trajet en épreuve. La ville reste superbe, mais vous la partagerez. En été, le matin est votre allié — le marché et les ruelles sont calmes avant l'arrivée des visiteurs d'un jour.

L'hiver est calme jusqu'aux volets clos, mais la lumière que poursuivait Signac est toujours là, et le sentier côtier n'est qu'à vous.

Pratique

Pour venir : Saint-Tropez n'a pas de gare. La plus proche est Saint-Raphaël, sur la ligne Nice-Toulon, avec des correspondances TGV. De là, une navette maritime rejoint Saint-Tropez en une heure environ (autour de 15 € l'aller, 27 € l'aller-retour) et évite le fameux trafic estival. Il existe aussi des bus (ligne 7601, environ 1 h 15) et des taxis.

Sur place : la ville est petite et se découvre à pied — le port, La Ponche, la Citadelle et la Place des Lices sont tous à dix ou quinze minutes de marche. Prévoyez des chaussures pour les pavés et la montée.

Argent et affluence : les prix du front de mer collent à son image. Quelques rues plus loin, vous trouverez des cafés et des boulangeries ordinaires. En été, arrivez tôt et garez-vous hors du centre.

La balade : la promenade audio Lume est à vous pour un forfait de 9 € — une ville, sans abonnement. Mettez vos écouteurs, partez du port, et laissez le village de pêcheurs sous la légende reprendre forme.

Bon à savoir
Pourquoi la ville s'appelle-t-elle Saint-Tropez ?
D'après Torpès de Pise, un officier romain décapité sous Néron vers 65 apr. J.-C. pour avoir refusé d'abjurer sa foi chrétienne. La légende veut que son corps, jeté à la dérive dans une barque avec un coq et un chien, ait dérivé jusqu'à ce rivage, et que le village ait pris son nom.
Y a-t-il une gare à Saint-Tropez ?
Non. La gare la plus proche est à Saint-Raphaël, sur la ligne Nice-Toulon. De là, on rejoint Saint-Tropez en navette maritime (environ une heure), en bus (ligne 7601, environ 1 h 15) ou en taxi.
Qu'était Saint-Tropez avant de devenir célèbre ?
Une place forte et un village de pêcheurs qui ont vécu de la mer pendant des siècles. Des peintres menés par Paul Signac, arrivé en 1892, en firent un lieu d'art des décennies avant que le film de Brigitte Bardot, en 1956, n'en fasse une station internationale.
Que faire au-delà du port ?
Monter à la Citadelle du XVIIe siècle et à son musée d'histoire maritime, voir les toiles pointillistes et fauves du Musée de l'Annonciade, flâner dans le vieux quartier de pêcheurs de La Ponche, regarder la pétanque sur la Place des Lices, et suivre le Sentier du Littoral vers le Cap Camarat.
Quelle est la meilleure période pour visiter Saint-Tropez ?
De mai à début juin et en septembre : temps chaud sans la foule des grands jours. La mi-mai accueille Les Bravades (16-18 mai), la procession traditionnelle des mousquetaires. Juillet et août sont de loin les mois les plus fréquentés et les plus chers.
Qu'est-ce qu'une tarte tropézienne ?
Une brioche fourrée à la crème créée à Saint-Tropez en 1955 par le pâtissier polonais Alexandre Micka. Brigitte Bardot, en tournage, suggéra de la nommer d'après Saint-Tropez ; Micka inventa « tarte tropézienne » et déposa la marque en 1973.
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